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Galloo investit dans une barge et dans une nouvelle station d’épuration d’eau biologique
“Poser des choix écologiques en tant que chef de file de son secteur”

L’entreprise de recyclage Galloo de Menin a connu une forte croissance ces dernières années, tant dans le nombre de filiales que dans les matériaux transformés. Suite à ces activités, les flux de transport et la demande en eau pour les processus d’exploitation ont également augmenté. « En investissant dans une barge et dans une station d’épuration d’eau biologique, Galloo propose une réponse durable à ces deux défis. « La station d’épuration a une capacité quotidienne de 2 millions de litres d’eau de pluie et notre nouvelle barge – la Galloo I – supprimera annuellement 4.000 camions sur les routes », déclare l’administrateur délégué Pierre Vandeputte.

Galloo est un concept à Menin et dans les environs. Chaque année, l’entreprise de recyclage transforme plus d’un million de tonnes d’acier, 60.000 tonnes de métaux et 50.000 tonnes de matières plastiques. Avec des filiales en Belgique, aux Pays-Bas et en France, l’entreprise – qui soufflera 80 bougies l’année prochaine – est devenue l’une des principales entreprises de recyclage en Europe occidentale.

4.000 camions

« En tant que chef de file dans notre secteur, nous avons aussi la responsabilité de choisir des solutions écologiques et durables », explique l’administrateur délégué Pierre Vandeputte. « C’est dans ce cadre que nous avons décidé d’acquérir une barge. Le bateau transportera les matériaux bruts et finis, principalement entre nos filiales de Gand et de Menin. L’objectif est que le ‘Galloo I’ transporte annuelle 100.000 tonnes, soit l’équivalent de 4.000 camions. »
Le fait que l’entreprise opte pour la navigation intérieure n’est pas nouveau en soi puisqu’elle a déjà plusieurs contrats avec des opérateurs de transport fluvial. Mais comme le besoin en moyens de transport écologiques et durables continue de croître, l’entreprise a décidé d’acquérir sa propre barge. « Et l’objectif n’est pas de s’arrêter là », poursuit Pierre Vandeputte. « Si son exploitation est évaluée positivement, nous en achèterons certainement d’autres. »

L’eau

L’investissement dans une nouvelle station d’épuration d’eau biologique s’inscrit également dans la voie verte empruntée par l’entreprise. « Epurer l’eau de pluie pour nos processus internes n’est pas nouveau non plus», souligne le directeur R&D Luc Waignein. « Il y a à Ropswalle une installation d’épuration d’eau biologique qui épure depuis plus de vingt ans l’eau de pluie pour nos sites de Ropswalle, le long de la Wervikstraat et de Halluin. L’eau épurée est injectée dans les processus d’exploitation : atomisation contre les poussières, techniques de flottation et aussi dans le circuit incendie interne. »
« Ces vingt dernières années, beaucoup de choses ont changé, ce qui a accru le besoin en eau purifiée. Comme nous ne voulons pas dépendre des heures de pointe pour l’eau de ville, il a été décidé de construire une station d’épuration sur le site de Halluin », explique Luc Waignein.

Le choix s’est porté sur une installation biologique, où la biomasse épure l’eau de la pollution organique et de la contamination par les métaux. « Nous savons par expérience que nous obtenons un bon résultat final avec le procédé biologique », continue Luc Waignein. « Nous travaillons de cette manière depuis plus de vingt ans sur le site de Ropswalle. Cette bonne qualité est extrêmement importante pour nous, pour la santé des collaborateurs mais aussi pour la qualité des processus d’exploitation et la biodiversité de la Lys. »

La boucle est bouclée

En cas de surcapacité, Galloo déverse l’eau de pluie purifiée dans la Lys. Pour pouvoir réaliser cela et obtenir l’autorisation, l’eau épurée doit répondre à des exigences environnementales très strictes. « Et finalement, la boucle est bouclée. Nous épurons l’eau de pluie et puis nous l’utilisons pour transporter nos produits », conclut Pierre Vandeputte.